Analyser les backlinks de ses concurrents


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Ce qu’il faut retenir

  • L’analyse des backlinks concurrents sert surtout à repérer des sites qui citent déjà des contenus proches du vôtre, mais ne vous citent pas encore.
  • Un score d’autorité ne suffit pas pour juger une opportunité : vérifiez la pertinence éditoriale, la page source, le contexte du lien et la possibilité réelle d’obtenir une mention.
  • La bonne méthode consiste à comparer quelques concurrents pertinents, dédupliquer les domaines référents, qualifier chaque piste puis construire un plan d’action mesurable.

Pourquoi certains concurrents obtiennent-ils des liens depuis des médias, des blogs spécialisés ou des partenaires alors que votre site reste peu cité ? L’analyse de leurs backlinks permet de répondre à cette question sans partir d’une liste de prospects construite au hasard.

L’objectif n’est pas de reproduire leur profil lien par lien. Il s’agit de comprendre quels contenus attirent des citations, quels sites publient réellement sur votre sujet et quelles opportunités correspondent à votre activité. Une bonne analyse réduit ainsi le temps consacré à la prospection et aide à concentrer les efforts sur des pistes crédibles.

Je vous propose ici une méthode complète, depuis le choix des concurrents jusqu’au suivi des résultats. Elle peut être appliquée avec Ahrefs, Semrush, Majestic ou Moz, puis pilotée dans un simple tableur.

Pourquoi analyser les backlinks de ses concurrents ?

Un backlink est un lien placé sur un autre site et pointant vers l’une de vos pages. L’étude des liens concurrents ne permet pas de connaître exactement l’effet de chaque lien sur leur référencement. Elle apporte toutefois des informations utiles sur leur visibilité et leur capacité à être cités.

Cette analyse peut notamment vous aider à :

  • repérer des domaines qui publient déjà sur votre secteur ;
  • identifier les contenus concurrents qui obtiennent le plus de liens ;
  • détecter des mentions, partenariats, annuaires spécialisés ou ressources éditoriales accessibles ;
  • comparer votre profil de domaines référents à celui de sites proches ;
  • transformer ces écarts en actions de contenu, de relations presse ou de prospection.

Cette démarche est une composante précise d’une analyse concurrentielle SEO plus globale. Cette dernière examine aussi les mots-clés, les contenus, la technique et l’expérience utilisateur. Ici, nous nous concentrons uniquement sur les liens externes et les domaines qui les créent.

Quels concurrents faut-il comparer ?

Le premier piège consiste à choisir uniquement vos concurrents commerciaux. Un site peut proposer les mêmes services que vous sans être visible sur les requêtes que vous ciblez. À l’inverse, un média spécialisé, une plateforme ou un blog peut occuper les résultats de recherche sans vendre la même offre.

Je conseille de constituer un groupe de trois à cinq sites en combinant :

  • les concurrents SEO, régulièrement présents sur vos requêtes prioritaires ;
  • les concurrents commerciaux, qui s’adressent aux mêmes clients ;
  • les références éditoriales, dont les guides ou études obtiennent des liens dans votre secteur.

Partez de requêtes réellement stratégiques, et non d’une liste trop large de termes génériques. Si ce travail n’est pas encore fait, commencez par choisir vos mots-clés SEO. Vous pourrez ensuite vérifier quels domaines reviennent souvent dans les résultats.

Décidez également du bon niveau de comparaison. Une analyse du domaine entier convient pour étudier la notoriété globale. Une comparaison d’URL est plus pertinente pour comprendre pourquoi un guide concurrent reçoit davantage de liens qu’un contenu équivalent sur votre site.

Quels outils utiliser pour analyser les backlinks ?

Les outils de backlinks possèdent leur propre index du Web et leurs propres métriques. Deux plateformes peuvent donc afficher des volumes différents pour le même site. Cette différence n’est pas anormale : l’important est de conserver une méthode comparable d’un concurrent à l’autre.

Outils utiles pour analyser les backlinks concurrents
Outil Intérêt principal À utiliser pour
Ahrefs Exploration détaillée des backlinks et des pages les plus liées Examiner les domaines référents, les ancres, les nouveaux liens et les liens perdus
Semrush Comparaison directe de plusieurs profils de liens Repérer les domaines qui citent vos concurrents mais pas encore votre site
Majestic Lecture thématique et métriques propres à son index Compléter la qualification d’un domaine et étudier son environnement de liens
Moz Vue synthétique du profil et comparaison de domaines Effectuer un premier benchmark et suivre les évolutions
Google Search Console Données fournies par Google pour votre propriété Contrôler les principaux sites et pages qui renvoient vers votre propre site

La Search Console ne révèle pas les backlinks de vos concurrents. Elle sert de point de comparaison pour votre propre site. Pour rechercher les écarts, utilisez une fonction dédiée comme Backlink Gap de Semrush ou un rapport équivalent dans l’outil de votre choix.

Comment reconnaître une opportunité de backlink intéressante ?

Une longue liste de domaines référents n’est pas encore un plan de netlinking. Chaque piste doit être vérifiée manuellement. Les métriques d’autorité peuvent aider à trier, mais elles ne remplacent pas la lecture de la page qui contient le lien.

  • Pertinence thématique : le site et la page source traitent-ils réellement de votre sujet ou de celui de vos clients ?
  • Qualité éditoriale : le contenu est-il utile, actualisé, signé et cohérent avec le reste du site ?
  • Contexte du lien : la mention est-elle intégrée dans un passage pertinent ou ajoutée dans un bloc automatique, un pied de page ou une liste sans explication ?
  • Page de destination : le lien pointe-t-il vers un guide, une étude, un outil, une page commerciale ou simplement vers la page d’accueil ?
  • Visibilité potentielle : la page source semble-t-elle consultée, positionnée ou partagée par une audience utile ?
  • Accessibilité de l’opportunité : pouvez-vous proposer une ressource réellement complémentaire, corriger un lien cassé, fournir une donnée ou construire un partenariat légitime ?

Regardez aussi l’attribut du lien sans en faire un critère unique. Un lien qualifié avec nofollow, ugc ou sponsored peut tout de même apporter une audience utile. À l’inverse, un lien classique placé sur une page médiocre ou hors sujet n’est pas automatiquement une bonne opportunité.

Le bon réflexe

Ouvrez toujours la page source avant de conserver une opportunité. Une métrique élevée ne vous dit ni pourquoi le concurrent a obtenu le lien, ni si vous pouvez proposer une ressource pertinente au même éditeur.

Méthode en 7 étapes pour analyser les backlinks concurrents

1. Définir le périmètre de l’analyse

Choisissez trois à cinq concurrents et notez la raison de leur présence dans l’analyse. Définissez ensuite si vous comparez les domaines, un sous-dossier ou des pages précises. Ce cadrage évite de mélanger un grand média national avec une petite entreprise locale sans tenir compte de leur différence de notoriété.

2. Exporter les domaines référents et les backlinks

Réalisez les exports depuis le même outil et sur une période comparable. Pour chaque lien, conservez au minimum : le domaine référent, l’URL source, l’URL cible, le texte d’ancre, l’attribut du lien, la date de première détection et les métriques proposées par l’outil.

Ajoutez deux colonnes dès le départ : « type de source » et « action possible ». Elles obligent à dépasser la simple collecte de données.

3. Repérer le backlink gap

Le backlink gap correspond ici aux domaines qui citent un ou plusieurs concurrents, mais pas votre site. Les domaines présents chez plusieurs acteurs du même secteur méritent une première lecture : ils peuvent publier régulièrement sur votre marché. Ce ne sont toutefois pas des cibles automatiques.

Vérifiez pourquoi chaque lien existe. Il peut résulter d’une relation commerciale, d’une adhésion, d’une citation éditoriale, d’un ancien partenariat ou d’un contenu particulièrement utile. La possibilité de reproduire l’opportunité dépend de ce contexte.

4. Dédupliquer et classer les sources

Regroupez les liens par domaine référent, puis classez-les par nature : média, blog spécialisé, fournisseur, client, association, annuaire, établissement public, université, ressource professionnelle ou contenu généré par les utilisateurs.

Cette classification fait apparaître les mécanismes dominants. Si les concurrents sont surtout cités dans des comparatifs, votre réponse ne sera pas la même que s’ils obtiennent leurs liens grâce à des études, des partenariats locaux ou des outils gratuits.

5. Examiner les pages qui attirent les liens

Ne regardez pas seulement qui crée le lien. Étudiez aussi ce qui est cité chez le concurrent : guide approfondi, statistique, définition, infographie, outil, témoignage ou page de service. Vous pourrez alors décider s’il faut améliorer une page existante ou produire une ressource plus adaptée.

L’objectif n’est pas de copier le contenu concurrent. Il faut comprendre la fonction qu’il remplit pour le site qui le cite, puis proposer une ressource originale et plus utile à son audience.

6. Noter les opportunités

Attribuez une note simple à chaque domaine. Une échelle de 0 à 2 sur quatre critères suffit généralement :

  • pertinence pour votre activité ;
  • qualité réelle de la page source ;
  • valeur potentielle pour l’audience ;
  • faisabilité de la prise de contact ou de la contribution.

Une opportunité très pertinente et accessible doit passer avant un domaine impressionnant mais sans lien éditorial possible avec votre activité. Conservez la métrique d’autorité comme information secondaire, pas comme note finale.

7. Associer une action à chaque priorité

Chaque ligne retenue doit déboucher sur une action précise : proposer une ressource, signaler un lien cassé, présenter une étude, répondre à une demande de journaliste, solliciter l’ajout à une liste utile ou construire un partenariat éditorial.

Ajoutez un responsable, une échéance et un statut. Sans cette étape, l’analyse reste un export de plus et ne produit aucun résultat.

Priorité pratique

Commencez par les domaines pertinents qui citent plusieurs concurrents et pour lesquels vous avez déjà une ressource crédible à proposer. Ce sont souvent les pistes les plus simples à transformer en action.

Comment transformer l’analyse en stratégie de netlinking ?

Une stratégie de netlinking ne se limite pas à envoyer des demandes de liens. Elle doit relier les opportunités identifiées à vos contenus, à vos relations professionnelles et aux sujets sur lesquels vous pouvez apporter une information utile.

  • Améliorer une page existante : complétez un guide lorsqu’il répond déjà au besoin observé chez les sites référents.
  • Créer un actif éditorial : préparez une étude, un comparatif, une ressource locale, un outil ou une synthèse documentée lorsqu’un format précis attire régulièrement des liens.
  • Personnaliser la prise de contact : expliquez pourquoi votre ressource complète la page visée au lieu d’envoyer un message générique.
  • Mobiliser les relations existantes : fournisseurs, partenaires, associations et clients peuvent parfois citer une collaboration réelle lorsque cette mention apporte du contexte à leurs lecteurs.
  • Entretenir les liens obtenus : vérifiez qu’ils restent actifs et que les pages citées demeurent à jour.

Si l’analyse révèle des sujets encore absents de votre site, intégrez-les dans un plan de contenu SEO cohérent. Le contenu et le netlinking doivent se renforcer mutuellement : une page utile facilite la prise de contact, tandis que les citations pertinentes améliorent sa découverte et sa crédibilité.

Quels indicateurs suivre après l’analyse ?

Le nombre brut de backlinks ne suffit pas pour évaluer le travail accompli. Suivez plutôt des indicateurs reliés à vos objectifs :

  • nombre de nouveaux domaines référents pertinents ;
  • nombre de liens obtenus vers les pages stratégiques ;
  • taux de réponse et taux d’acceptation des prises de contact ;
  • visites issues des sites référents ;
  • actions utiles réalisées après ces visites ;
  • évolution des impressions, des clics et des positions des pages soutenues.

Notez la date d’obtention du lien et la page concernée. L’évolution SEO doit être observée dans la durée et replacée dans son contexte : modifications du contenu, maillage interne, saisonnalité et autres actions menées sur le site.

Les erreurs à éviter

  • Copier tous les liens d’un concurrent : certains sont anciens, automatiques, contractuels ou simplement sans intérêt pour votre activité.
  • Trier uniquement par score d’autorité : une métrique propriétaire ne mesure ni la pertinence ni la qualité de la relation éditoriale.
  • Confondre domaine référent et backlink : des centaines de liens provenant du même site ne représentent pas des centaines de sources différentes.
  • Demander un lien sans ressource adaptée : le site contacté doit comprendre ce que votre contenu apporte à ses lecteurs.
  • Sur-optimiser les ancres : imposer systématiquement une expression exacte rend la démarche artificielle et limite la liberté éditoriale du site qui vous cite.
  • Multiplier les échanges ou achats destinés au classement : Google classe parmi le spam de liens les dispositifs créés principalement pour manipuler ses systèmes. Les liens publicitaires ou sponsorisés doivent être correctement qualifiés, notamment avec rel="sponsored" ou rel="nofollow".

Pour les cas sensibles, référez-vous aux règles de Google sur le spam de liens. Elles permettent de distinguer une citation ou un partenariat légitime d’un dispositif conçu principalement pour influencer le classement.

Mise à jour du 24 août 2026

La méthode a été recentrée sur la qualification manuelle des opportunités et le backlink gap. Un tableau de suivi peut contenir les colonnes suivantes : domaine, URL source, concurrent cité, page cible, type d’opportunité, pertinence, faisabilité, action, responsable, échéance et résultat.

Ce suivi évite de relancer des domaines déjà étudiés et permet de comparer le nombre de prospects identifiés aux liens réellement obtenus.

Pour conclure

Analyser les backlinks de ses concurrents permet de comprendre où existent déjà des possibilités de citation dans votre secteur. La valeur du travail ne vient pas du volume exporté, mais de votre capacité à sélectionner des domaines pertinents, à comprendre l’origine des liens et à proposer une ressource adaptée.

Commencez avec quelques concurrents comparables, qualifiez manuellement les meilleures pistes et associez chaque opportunité à une action. Vous obtiendrez un plan de netlinking plus réaliste, plus mesurable et mieux intégré à votre stratégie éditoriale.

Besoin d’aide pour analyser vos backlinks ?
Je peux vous accompagner pour établir un diagnostic et un plan d’action priorisé.

Foire aux questions (FAQ)

Peut-on analyser gratuitement les backlinks de ses concurrents ?
Plusieurs outils proposent des données gratuites limitées, suffisantes pour un premier aperçu. Une analyse complète de plusieurs concurrents, avec exports et filtres avancés, nécessite généralement un outil payant. Google Search Console permet uniquement d’étudier les liens détectés vers votre propre propriété.
Combien de concurrents faut-il comparer ?
Trois à cinq concurrents bien choisis suffisent souvent pour une première analyse. Il vaut mieux comparer quelques sites réellement présents sur vos requêtes prioritaires que mélanger de nombreux domaines peu comparables.
Qu’est-ce qu’un backlink gap ?
Le backlink gap désigne l’écart entre votre profil de liens et celui de vos concurrents. L’analyse recherche notamment les domaines qui citent un ou plusieurs concurrents sans encore citer votre site. Chaque domaine doit ensuite être vérifié avant de devenir une cible.
Un lien nofollow est-il inutile ?
Non. Un lien qualifié avec nofollow peut être visible, générer des visites et faire connaître votre contenu. Son intérêt dépend d’abord de la page source, de son audience et du contexte de la mention. Les attributs de lien servent à préciser la relation avec la page liée.
Faut-il reproduire les ancres utilisées par les concurrents ?
Non. Les ancres concurrentes aident à comprendre le contexte des liens et les sujets associés à leurs pages. Elles ne constituent pas un modèle à reproduire. L’ancre doit rester naturelle et correspondre au contenu de la page citée.

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